C’est en 1950 que commence l’histoire des Vignobles Famille Courselle quand André Courselle achète le château Thieuley et entreprend d’y créer un domaine viticole. En 1972, son fils Francis Courselle, alors jeune ingénieur en agriculture et professeur de viticulture, décide d’accélérer le développement du vignoble. En 30 ans, la surface cultivée passe de 4 à 80 hectares, actuellement répartis sur trois domaines : Château Thieuley, Clos Saint Anne et Château Saint Genès. Sylvie et Marie Courselle, les filles de Francis, ont hérité de la passion familiale. Toutes les deux ingénieurs et oenologues, elles reprennent progressivement en main les destinées de Thieuley. L'innovation est permanente. Investissement dans les chais, modernisation du matériel : à Thieuley, la recherche d’outils performants et innovants est constante, ce qui fait du vignoble un domaine digne des grands crus. De 1980 à 1985, alors que l’ensemble des viticulteurs arrache les vignes des cépages blancs pour planter des rouges, Francis Courselle, à l’inverse de tous, réalise de nombreuses plantations de Sauvignon et de Sémillon. Dès 1986, Francis Courselle lance la technique de macération pelliculaire qui permet d’extraire un maximum d’arômes des raisins blancs. Cette même année, il crée la « Cuvée Francis Courselle », un vin blanc fermenté en barriques neuves puis élevé pendant 9 mois sur lies en barriques. Si ce genre de cuvée est plus habituel aujourd’hui, Francis Courselle, en véritable pionnier, a été le premier à implanter cette méthode bourguignonne dans le bordelais. Le résultat a été immédiat : les vins blancs de Château Thieuley sont reconnus pour leur qualité dans le monde entier ! ! Depuis 2000, pour l’élaboration des vins rouges du Château, la technique de pigeage (technique également Bourguignonne qui consiste à enfoncer les pellicules de raisin dans la cuve de fermentation) est utilisée en alternance avec celle des remontages (qui consistent à pomper le vin du bas de la cuve vers le haut en arrosant les pellicules de raisin) afin d’extraire un maximum de couleur et d’arômes. 2007 voit l’arrivée de pressoirs haute technologie capables de presser le raisin sous azote, sans que celui-ci soit en contact avec l’air qui pourrait « oxyder » le jus et ainsi diminuer le capital aromatique des baies. Un bond en avant est encore fait pour améliorer la qualité des vins blancs et rosés. Depuis 2010, c’est notre politique environnementale qui a guidé nos choix d’investissement : matériel du travail du sol, panneaux récupérateurs, meilleure isolation des locaux.